An Mil
Existence probable d’un ermite au vallon de la fontaine de Bel.
Histoire
Un millénaire de vie monastique, de l’ermitage du vallon à l’accueil des bénédictins du Barroux.
Existence probable d’un ermite au vallon de la fontaine de Bel.
Présence de la chapelle de l’Annonciation et probable prieuré bénédictin.
Une donation de l’abbesse Pétronille de Chemillé nous fait connaître le nom du premier abbé de Bellefontaine. Il se nomme Pierre.
Construction de la première abbatiale.
Création de la confrérie de prière à Notre-Dame de Bellefontaine. L’évêque de Poitiers, Grimoard (1124-1140), est le premier évêque connu sur la liste des affiliés. Une bonne douzaine de paroisses des Mauges en font partie.
Savary et Raoul de Mauléon concèdent au monastère de Bellefontaine en perpétuelle donation et propriété toutes les terres au domaine de Loublande et de bois Girard. Acte renouvelé par Eble de Mauléon (1155-1170) entre les mains de l’abbé Giraud III.
Fondation de l’abbaye Notre-Dame du Perray par l’abbaye de Bellefontaine. Des moniales succéderont aux bénédictins. La maison prend le nom de Perray-aux-Nonnains.
L’archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got, est élu pape alors qu’il réside au monastère. Il prend le nom de Clément V et s’installe à Avignon. Il fait don à l’abbaye de la statue de la Vierge placée au pilier droit du chœur.
Création des diocèses de Luçon et de Maillezais par le pape Jean XXII. Bellefontaine sur la paroisse de Saint-Michel du May passe de Poitiers à Maillezais.
L’abbé Thibaud se rend au concile de Constance.
Le 24 juin, l’abbé Robert passe un contrat avec les gens de Bégrolles pour un bon usage des Landes de Bégrolles d’une superficie de cent septrées (200 h.).
Le 4 mars est signé un contrat entre Charles de Bourbon, seigneur de Beaupréau et prince de la Roche-sur-Yon, et dom Goupilleau. La châtellenie ecclésiastique de Bellefontaine, d’une superficie de 700 hectares, passe sous le régime de la commende, puisqu’elle dépend désormais du bon vouloir du Roi de France.
Premier siège de l’abbaye par les Huguenots. Ils se retirent sans combat.
Second siège et mise à sac de l’abbaye par les Ligueurs, le 25 janvier. La troupe est commandée par Gabriel de Goulaine. Jean Taillandeau répare la statue de Notre-Dame et peint une fresque représentant l’attaque du monastère.
Au 27 janvier, les époux Licquet font bâtir dans le bourg de Bégrolles une chapelle dont ils retiennent la collation comme donateurs.
Une circulaire d’Henri IV, en date du 30 mars, accorde sa protection royale à l’abbaye, aux gens et dépendances de Bellefontaine. Le blason des rois de France, mis sur le fronton de l’abbatiale, en assure la protection royale.
Les Mauristes font un essai qui durera probablement 2 ans (en tout cas moins de 6 ans).
Le 6 septembre, dom Grégoire Tarisse, supérieur général de Saint-Maur, accepte de retirer ses moines, et Michel Sublet, abbé commendataire, installe les Feuillants de Jean de la Barrière à Bellefontaine.
La frérie de Notre-Dame est en plein essor et ses statuts paraissent alors. Dix-huit paroisses des Mauges en font partie. Elles viennent chaque année en procession à Bellefontaine, au jour de la saint Marc. Les moines leur fabriquent et leur offrent le pain pour l’eucharistie pascale, en signe de foi, d’unité et de charité.
L’évêché du diocèse passe de Maillezais à La Rochelle.
Trois visites à Bellefontaine des évêques de La Rochelle.
Le 26 août, inventaire des biens du monastère, estimés à 10 550 livres.
Le 10 octobre, trois feuillants quittent l’abbaye.
Le 22 janvier, vente du mobilier pour la somme de 2 177 livres.
De janvier à mai, vente de 80 fermes et du prieuré de Loublande.
Le 27 mai, achat de l’abbaye pour 60 000 livres.
Durant l’été, rassemblements nocturnes de milliers de croyants au sanctuaire du vallon.
Le 26 août, la statue de la Vierge est transportée à Cholet par la garde nationale et la petite chapelle est démolie.
L’abbé de Laage s’exile en Espagne, à Bilbao, où il mourra en 1793.
Départ avant Pâques du dernier feuillant.
Guerre de Vendée. Le monastère sert de prison pour les bleus.
Au soir du 15 mars, les Vendéens, pour fêter la victoire de Cholet, font un grand feu de joie sur la place et brûlent sans le savoir les archives de Bellefontaine.
Le 17 octobre, défaite de Cholet et exil de milliers de gens du pays. Passage de la Loire et transport de la Vierge de Bon-Secours de Bellefontaine. Elle aurait été perdue au passage du fleuve ?
L’ex-prieur, dom Charles Oursel, sera emprisonné durant deux ans sur le Gentil ancien navire négrier. Il survivra et mourra le 13 janvier 1814 curé d’Avon.
Le 6 juin, la paroisse du May et Bellefontaine entrent au diocèse d’Angers. Le diocèse, selon le concordat, correspond au département de Maine-et-Loire.
Le 10 décembre, création de la paroisse de Bégrolles, au diocèse d’Angers, dont fera partie désormais l’abbaye.
Le 3 mai, achat de Bellefontaine par dom Urbain Guillet, trappiste.
Le lendemain installation des trois premiers moines trappistes : Claude, Benoît et François de Paule avec dom Urbain.
Dom Urbain Guillet s’éteint à cinquante-trois ans, le Mercredi Saint 2 avril à l’hôpital de Cholet. « Que la volonté de Dieu soit faite ! »
Mort de dom Augustin de Lestrange le 16 juillet à Vaise près de Lyon.
Le 13 août, élection de dom Marie-Michel Le Port, premier abbé élu de Bellefontaine.
La bénédiction abbatiale, présidée par Mgr Montault des Isles, aura lieu dans la cathédrale d’Angers le 21 novembre. L’abbé décède le 27 février 1830.
Le 7 juillet, élection de dom Fulgence Guillaume, abbé. La bénédiction aura lieu deux ans plus tard le 25 février 1832 à la cathédrale d’Angers.
Quatrième reconstruction du sanctuaire de Bon Secours. La date de 1832 inscrite au fronton rappelle un probable vœu de la communauté, souhaitant la libération de leur père abbé, enfermé à Segré. Bénédiction le 7 décembre 1839.
Démission de dom Fulgence, parti à Rome. Procès des Landes de Bégrolles.
Élection le 1er juillet de dom Augustin de la Forest Divonne et bénédiction abbatiale le 28 octobre par Mgr Angebault à Bellefontaine.
Envoi de 6 moines pour la fondation de Staouëli en Algérie.
Acquisition de l’abbaye de Fontgombault le 15 août et départ de dom Augustin avec quelques frères pour cette abbaye. Depuis le 22 octobre, il a présenté sa démission d’abbé de Bellefontaine. Elle est acceptée le 1er novembre.
Reprise du bâton abbatial par dom Fulgence après sa réélection le 22 novembre.
Attaché à l’unité de son Ordre, ce connaisseur de l’Écriture Sainte instruit ses moines et gagne leur cœur. Malade, il donne sa démission le 29 novembre 1866 et décédera trois ans plus tard le 28 février 1869.
Élection de dom Jean-Marie Chouteau le 5 décembre 1866 comme abbé. Ce jeune sous-prieur a 25 ans. La bénédiction abbatiale par Mgr Angebault a lieu le 19 mars 1867 dans la chapelle du séminaire Mongazon.
Construction de l’hôtellerie et reconstruction de l’ensemble du monastère. L’église est l’œuvre de l’architecte Alfred Tessier.
Consécration de l’église par Mgr Freppel le 21 septembre. Moment solennel vécu en présence de trente mille personnes ! Mme des Cars, du Pin-en-Mauges, marraine d’Henriette, la cloche de 1 100 kg, offre ce jour-là 12 000 plants de chêne qui seront plantés au champ de l’Ouche neuve.
Le samedi 6 novembre, expulsion de la communauté. Retour des moines cinq semaines plus tard, le 10 décembre à midi.
Fondation de N.-D. du Lac, à Oka au Canada. Dom Antoine Oger en sera le premier abbé le 26 mars 1892.
Le 5 janvier, première assemblée du syndicat agricole à laquelle assiste dom J.-M. Chouteau. La première séance de la section paroissiale de Bégrolles et Andrezé a lieu le 4 décembre 1888 et est présidée par dom Chouteau.
La Vierge de Bellefontaine, retrouvée dans les fondations de l’ancienne église, sera remise en état par le sculpteur François Biron et retrouvera l’abbatiale le 6 octobre, au pilier droit du chœur.
Fondation de N.-D. des Prairies, près de Winnipeg dans le Manitoba. Le père Guillaume Lehaye en fut le premier supérieur. Disparu accidentellement, c’est le père Louis de Bourmont qui lui succède en 1893.
62 trappistes ont été envoyés au Canada de 1881 à 1914 par dom Chouteau pour Oka, Les Prairies, Mistassini et le Petit-Clairvaux.
En octobre 1917, la communauté est de 22 membres.
L’hôtellerie accueille des soldats américains en 1919. Six religieux sont tués à la guerre.
Le samedi 28 décembre, meurt dom Jean-Marie Chouteau qui gouverna l’abbaye durant 63 ans !
Élu le 10 février, dom Jean-Baptiste Auger reçoit la bénédiction abbatiale de Mgr Rumeau le 1er mai suivant. Commencée sous Dom Chouteau, il mène à bien la construction de la nef et de la tour de Notre-Dame des Gardes. Mgr Rumeau consacre l’église le 11 mai 1932.
La paternité de N.-D. des Prairies passe à N.-D. d’Oka.
Malade, dom Auger présente sa démission le 1er avril.
Durant six ans, il assurera l’aumônerie des Gardes avant de revenir parmi ses frères pour mourir le 23 juillet 1952.
Le 6 mai, élection de dom Gabriel Sortais. Il recevra la bénédiction abbatiale de Mgr Rumeau le 16 juillet suivant.
Le 11 mars, la communauté accueille son abbé de retour de captivité.
Le 20 juin, il donne son premier sermon en faveur des prisonniers. Il en prononcera plus de 70 dans la région.
Le 27 octobre, il se présente à Nantes aux autorités allemandes comme otage volontaire afin d’éviter l’exécution de 50 otages. Berlin sursoit à l’exécution.
Le 31 août, dom Sortais siège au comité de libération de l’arrondissement de Cholet. Le monastère a servi, pour des parachutistes, de base d’opérations de sabotage entre Loire et Charente.
Le 24 juillet, manifestation mariale marquant la rénovation de la chapelle de Bon-Secours. La sculpture en bois de Fréour représente Marie en habit de paysanne, portant son enfant sur le bras gauche. Elle le présente aux pèlerins avec grâce.
Le 7 novembre, dom Gabriel Sortais est élu abbé général de l’Ordre cistercien de la Stricte Observance qui compte alors 4 100 religieux et 1 600 moniales.
Le 21 mars, le frère Patrick Vanier remet la légion d’honneur à dom Sortais en présence de Mgr Chappoulie et du sous-préfet de Cholet.
Le même jour a lieu la bénédiction abbatiale de son successeur dom Emmanuel Coutant qui a été élu le 26 janvier.
Fondation par l’abbaye Notre-Dame des Gardes de l’Étoile Notre-Dame au Bénin.
Fondation du monastère de Cabanoule par les sœurs de N.-D. des Gardes.
Reconnaissance légale le 18 février de La Communauté des Cisterciens de la Stricte Observance de Bellefontaine.
Le 13 octobre, fondation de N.-D. du Kokoubou, au Bénin. Le père Charles en sera le premier supérieur et prieur.
Départ le 26 août pour le monastère de Tibhirine du père Bruno Lemarchand et du frère Michel Fleury.
Le 13 septembre, départ du père Célestin Ringeard pour le monastère de Tibhirine en Algérie.
Le 28 novembre, dom Emmanuel annonce sa démission qui deviendra effective le 15 août 1987.
Élection le 8 septembre de dom Étienne Baudry comme abbé de Bellefontaine et neuvième successeur trappiste de dom Urbain Guillet. Mgr Orchampt, évêque d’Angers, lui donne la bénédiction abbatiale le 14 novembre en présence de Mgr Paty, évêque de Luçon et d’un bon millier de fidèles.
Le 21 mai, martyre des frères de Tibhirine dont trois anciens de Bellefontaine (les frères Bruno, Michel et Célestin), béatifiés le 8 décembre 2018.
Le 17 avril, démission de dom Étienne Baudry. Après 16 ans d’abbatiat, dom Étienne présentera sa démission qui deviendra effective le 17 avril 2004.
Élection le 3 mai de dom Jean-Marc Chéné comme abbé de Bellefontaine.
Dom Jean-Marc Chéné donne sa démission, effective le 9 décembre.
Le 6 février est suspendu l’exercice de l’autonomie de la communauté de Bellefontaine. Le Père Samuel Gonçalves est nommé commissaire monastique de la communauté.
Le 13 novembre, après une cérémonie d’adieu, fin de la présence des trappistes à Bellefontaine.
Le 11 juillet, messe solennelle de réouverture de l’abbaye par un essaim de 12 bénédictins envoyés du Barroux.